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26 février 2012

Obama, Netanyahou et l’Iran


Deux hauts fonctionnaires américains à Jérusalem ces jours derniers, Benyamin Netanyahou  et Ehoud Barak invités à Washington par Barak Obama. Tous signes qui indiquent les inquiétudes de la première puissance  du monde concernant le Moyen-Orient.

Obama ne veut absolument pas qu’Israël attaque l’Iran et il emploie tous les moyens pour le convaincre  de ne pas prendre l’initiative d’une conflagration dans la région. Il ne veut absolument pas être entrainé dans un nouveau conflit  en pleine  année  électorale, après les expériences pour le moins peu probantes en Irak et en Afghanistan. D’autant que l’hypothèse d’une nouvelle guerre froide se profile à l’horizon alors que la Russie entend reprendre  ou prendre un rôle majeur en Méditerranée et soutiendra jusqu’au bout dans cette optique son allié Bachar El Assad qui a mis à la disposition de ses  navires la base de Tartous lui permettant de prendre pied dans la région.

Et si son grand, son unique allié interdit cette opération, l’état Juif est obligé de se plier. Je ne vois pas le gouvernement israélien  envoyer ses avions et ses missiles sur l’Iran sans le feu vert et  le soutien des États-Unis.

Le New York Times estime qu’une telle entreprise nécessiterait une centaine d’avions  et plus de ravitailleurs en vol que n’en possède Israël  et que  les résultats sur les sites nucléaires iraniens, souvent enfouis à une grande profondeur sous terre, risquent de ne pas être évidents.
L’Union européenne étant aussi très réticente, l’hypothèse la plus vraisemblable  est une pression accrue d’Israël sur les Occidentaux pour renforcer  les sanctions contre l’Iran et la poursuite de la guerre secrète telle qu’elle est menée actuellement avec un soutien accru aux forces anti-Ahmadinejad, les actions de sabotage  et de commandos, les éliminations ciblées et la guerre informatique dans laquelle les Israéliens excellent et qui risque de faire très mal à leur ennemi. De telles opérations pourraient avoir l’aval de l’opposition  iranienne, alors qu’une attaque frontale verrait le peuple  entier soudé pour défendre sa patrie comme l’a laissé entendre le fils du dernier Shah.

Outre les réticences américaines, Il y a donc la  crainte que tel Nasser après sa défaite cinglante dans la guerre des six jours, Ahmadinejad puisse  s’en sortir  sur le plan national et le plan international, et que se renforce  au lieu d’être  détruite la main mise des  Ayatollahs sur le pays.
Ceci sans parler des nombreuses destructions et des nombreuses victimes qu’entrainerait une confrontation  entre Israël et l’Iran.

On peut alors se demander  si ces bruits de bottes que répercutent à loisir  la presse et  certaines personnalités israéliennes  ne seraient que de l’intox pour forcer à agir  maintenant un président américain qui aura les mains libres s’il est réélu en novembre prochain pour conduire à se guise sa politique moyen-orientale ?

En conclusion, je dirai comme ma grand-mère : Que Dieu rapproche le bien et éloigne le mal.

André Nahum
Judaïques FM, le 22 février 2012